Rav Eliézer Melamed
Certains décisionnaires estiment qu’à Roch hachana, comme lors de toute autre fête, nous avons pour mitsva de nous réjouir par le biais de repas particulièrement bons et de vêtements particulièrement beaux (Yeréïm, Maharil). C’est bien pourquoi Roch hachana met un terme à la semaine de deuil (chiv’a) comme au mois de deuil (chelochim). D’autres auteurs pensent en revanche que, puisqu’il s’agit d’un jour de jugement, la mitsva de réjouissance y est de même degré qu’un jour de Chabbat ; en effet, l’un et l’autre de ces jours sont appelés « convocation sainte » (miqra qodech) (Yam Chel Chelomo, Choul‘han ‘Aroukh Harav). En pratique, la coutume consiste à se réjouir davantage en ce jour qu’un jour de Chabbat, mais moins qu’un jour de fête tel que Pessa‘h, Chavou‘ot ou Soukot (Choul‘han ‘Aroukh 597, 1 ; Pniné Halakha, Les Jours redoutables 3, 4, note 4).
Cette joie de Roch hachana est unique en son genre, car c’est précisément du sein du tremblement propre au jour de la sonnerie du chofar – que nul ne peut entendre sans éprouver de crainte – que nous pouvons nous renouveler, nous délivrer de nos mauvaises habitudes et aborder de nouveaux commencements. De cette façon, la royauté de l’Éternel se révèle, afin que le monde soit parachevé en la royauté du Tout-Puissant, parachèvement auquel nous sommes associés.
Traduction : Jean-David Hamou



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