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Une prise de conscience multi-structurelle

Une commission d’enquête désignée par le tribunal de Haute instance ne sera d’aucune utilité * Nous devons procéder à une prise de conscience en profondeur * Notre guerre pour notre pays et la renaissance de notre nation implique un très grand nombre de systèmes * Tous les systèmes doivent être révisés * Certaines modifications globales se subdivisent en une infinité de détails * Le taleth représente le monde matériel avec ses quatre points cardinaux ; des forces énormes se cachent en lui * Les fils des franges font allusion aux commandements de la Torah, qui nous guident dans la juste manière d’exprimer du niveau potentiel au niveau réel les forces cachées en l’homme et dans le monde.

À côté :

Le système judiciaire doit lui aussi être soumis à un contrôle, et il est inconcevable que les membres de la commission se livrent à leur propre enquête sur leur propre cas. En outre, nous n’avons jamais entendu dire que le système judiciaire ait eu une quelconque tendance à se remettre en question dans aucun domaine. En général, on peut dire que toutes les structures publiques doivent être améliorées et modifiées, ce qui ne signifie pas nécessairement qu’elles soient particulièrement mauvaises. Les défis que nous devons affronter sont énormes, et la guerre a révélé les manques et les faiblesses.

Nous espérions que la guerre allait faire capituler le Hamas, car tel est le sens d’une victoire totale. Malheureusement ça ne s’est pas passé comme ça. Grâce au don de soi de nos soldats, nous avons frappé nos ennemis, mais en l’absence d’un programme visant la victoire, celle-ci ne s’est pas produite. Nous sommes toujours en danger. Nos ennemis ont appris qu’il est possible de nous frapper et de continuer d’exister. Ils projettent déjà la prochaine guerre. Ils sont patients, et ils poursuivront leurs préparatifs pour la prochaine guerre. Telle est la position religieuse qui caractérise l’islam depuis son commencement. Lorsque nous reprendrons notre vie routinière et serons fatigués, ils reprendront leurs agressions. L’Iran a été frappé, mais ses intentions destructrices à notre égard sont intactes. Par le mérite des forces de Tsahal et du Mossad, qui ont risqué leur vie pour la défense du peuple et du pays, notre force de dissuasion a été à moitié restaurée, mais quand il s’agit d’ennemis mus par une idéologie imprégnée de foi étrangère, qui profitent du soutien d’antisémites installés dans des États respectés dans le monde, ça ne suffit pas.

Nous devons procéder à un profond examen de conscience. Une commission d’enquête mise en place par le tribunal de Haute instance ne serait d’aucune utilité. Car le système judiciaire doit lui aussi être soumis à un contrôle, et il est inconcevable que les membres d’une commission donnée procèdent à leur propre examen. D’autant que ce système n’a jamais laissé entendre qu’il serait prêt à se remettre en question à aucun niveau.

Nous pouvons établir le principe selon lequel tous les systèmes publics nécessitent amélioration et réparation, sans que cela signifie qu’ils seraient particulièrement mauvais. Les défis qui se présentent à nous sont immenses, et la guerre a révélé les manques et les faiblesses.

On peut établir, étant donné que l’échec touche l’ensemble des systèmes, qu’il sera difficile d’en trouver un qui puisse mettre sur pied une commission d’enquête dans certains domaines, par exemple : la préparation à la guerre de l’armée, y compris la problématique de l’absence de programme et de munitions ;  les échecs des services de renseignement ; le fonctionnement du quartier général dans la planification et la gestion de la guerre ; la responsabilité du système judiciaire, du conseil juridique et de la Cour suprême, dans le préjudice porté à la dissuasion et les capacités de l’armée d’empêcher le renforcement de l’ennemi ; l’implication du conseil juridique et de la Cour suprême dans les échecs de gestion durant la guerre et la mort de combattants ; et l’examen de la pertinence de la stratégie face au retour des personnes kidnappées.

Serait-il pertinent d’ouvrir une commission d’enquête pour contrôler le fonctionnement du gouvernement ?

Dans une situation normale, une telle commission d’enquête peut s’avérer utile. Mais à cet effet deux conditions sont nécessaires : d’abord, les membres de la commission doivent être exempts de toute tendance politique ; ensuite, les conclusions de la commission doivent être portées à la connaissance du gouvernement et du public,  de sorte qu’aux prochaines élections, le public puisse prendre en compte entre autres lesdites conclusions avant de désigner ses représentants à la Knesset. En cas de crainte fondée d’infraction pénale, le dossier devra être transmis à la police pour enquête, comme il se doit.

Cependant, dans la situation actuelle, la première condition ne peut exister, ni vraisemblablement la seconde, car cela fait longtemps que de nombreuses personnalités du système judiciaire considèrent que leur rôle consiste à s’immiscer dans les affaires dévolues à d’autres autorités, et notamment dans une vaste mesure, à participer à la désignation du Premier ministre, des autres ministres, des conseillers juridiques, des chefs du système sécuritaire et de toute haute fonction.

Dans cette situation, si le gouvernement le juge utile, il doit nommer une commission qui le seconde dans l’amélioration de son fonctionnement. Mais il n’est pas possible de nommer une commission d’État. C’est au peuple de décider par des élections qui seront ses représentants à la Knesset, et ce sont eux qui formeront le gouvernement.

La réparation est complexe pour de multiples raisons

À première vue,  il semble que nous ayons à faire à un problème de fond, dont le solutionnement pourrait tout arranger. La question porte sur sa nature : s’agit-il de l’approche sécuritaire, de la méconnaissance de l’ennemi, de la politique étrangère, du système judiciaire, du système éducatif ou du monde de la Torah ? Mais à y réfléchir plus profondément, la guerre pour notre pays et notre renaissance implique un très grand nombre de systèmes. Dans chacun d’eux, il y a des éléments remarquables et d’autres problématiques, et rien ne garantit qu’en réparant un seul de ces fondements, tout s’arrangera. Tous les systèmes doivent être revus, certains amendements devant être généralisés, car chacun se répartit en une infinité de détails. Il est important de savoir quelles sont les généralités qui ont besoin d’être réparées. Et nous les traiterons, avec l’aide de D., dans les prochaines colonnes. Néanmoins il importe de savoir qu’il est question de plusieurs généralités qui se répartissent dans une infinité de détails dans tous les domaines de la vie. Chacun de nous se doit selon ses moyens de réparer les domaines sur lesquels il peut agir. Cette tâche est susceptible de décourager, mais en réalité elle est stimulante, car elle permet à une multitude de gens d’être partie prenante dans l’accélération de l’avènement de la rédemption.

Cette idée est allusionnée d’une certaine manière dans le commandement des franges.

La signification du commandement des franges (tsitsit), le taleth et les franges

Le taleth est un quadrilatère qui représente l’homme et le monde, dans lesquels se cachent de nombreuses forces. Or tant qu’elles ne sont pas exprimées, l’homme et le monde demeurent à l’état de golems, privés de contenu et de signification. Par conséquent, le taleth qui enrobe l’homme, fait allusion à la «lumière d’enrobement» qui se trouve au-delà de la lumière révélée en ce monde, c’est pourquoi elle se dévoile par la lumière qui entoure le monde, ainsi que par les forces enfouies et cachées à l’intérieur du monde. Les franges qui sortent du vêtement expriment le passage de ces forces du niveau potentiel à celui de la concrétisation («lumière interne»). Le terme «tsistit» se rapproche de «tsits ha-sadé» (la floraison des champs), car les herbes qui poussent et dont l’extrémité est aperçue, expriment concrètement les forces cachées dans le champ. Néanmoins l’extraction des forces du niveau potentiel au niveau concret est complexe et périlleuse.

Continuons notre explication. Le taleth exprime le monde matériel avec ses quatre directions, et il renferme d’énormes forces. Dans chaque atome s’incarne une énergie très puissante. La question est de savoir comment utiliser toute cette puissance sans dommages. De même, en l’homme, qui est un microcosme, se cachent des aspirations et des capacités énormes qui se changent parfois en penchants qui détruisent et l’homme et le monde. Comment employer toutes ces forces immenses cachées en l’homme et dans le monde d’une manière bénéfique et non nocive ? La solution est suggérée par le commandement des franges, dont les fils font allusion aux commandements de la Torah, ceux-ci nous indiquant comment concrétiser les forces contenues dans l’homme et le monde d’une manière ordonnée et mesurée, dans tous les domaines de la vie. Par exemple : les commandements qui nous dirigent dans la manière de révéler convenablement l’amour caché dans le cœur de l’homme dans le cadre du mariage, de la famille et de la société ; comment orienter la tendance de l’homme à s’enrichir d’une manière bénéfique ; comment exprimer les aspirations nationalistes dans l’objectif de la noble vision de la réparation du monde (d’après le Maharal, dans Nétiv Ha-avoda 15).

Quatre pans

Seul un vêtement qui a quatre angles doit être orné de franges, car seul un vêtement de ce type représente le monde avec toutes ses directions (Or Ha-Haïm Nombres 15, 39). C’est-à-dire que ce n’est que par le lien à toute la réalité créée par D., qu’il est possible de prolonger les six cent treize commandements de la Torah, qui tracent le chemin convenable pour l’expression des forces cachées dans la réalité en général et de les concrétiser, en renforçant la bénédiction pour l’homme et pour le monde, selon le principe : «Le chemin de la terre est antérieur à la Torah».

De la généralité à la pleine répartition dans le détail

Les franges doivent être fixées au pan, qui est une intervention pratiquée à l’angle de l’extrémité du vêtement. La frange en soi est constituée au départ d’une sorte de corde nouée, afin d’exprimer les idées générales guidées par la Torah, cette corde se composant de huit fils. C’est-à-dire qu’à partir des idées générales, la guidance de la Torah apporte la définition des détails des commandements et de la halakha. Dans le même ordre d’idée, le taleth et les franges expriment le processus étagé du passage des forces de potentielles à concrètes.

Les franges pour une chemise ou un costume avec un col

Question : Pourquoi n’est-on pas obligé de mettre des franges dans le cas d’une chemise ou d’un col plié ? En effet, deux pans sortent de ce col, et il y en a encore deux en bas, donc nous avons bien  quatre pans ?!

Réponse : Un vêtement rendant les franges obligatoires se compose de deux franges devant et deux franges derrière. Les bords du col qui sont placés devant ne sont pas considérés comme des angles du vêtement (Rema Orah Haïm 10, 12).

De plus, la nature du vêtement fait que ses angles se déroulent vers le bas, donc les angles du col qui restent en-haut pour décorer ne sont pas considérés comme des pans de vêtements. Et bien que certains considèrent qu’il convient d’en arrondir au moins un (Maguen Abraham 10, 13 ; Michna Beroura 10, 36), la coutume en Israël depuis des générations consiste à ne pas relever de doute.

Manteau «frac» (queue-de-pie)

La question s’est posée aussi pour les manteaux en queue-de-pie portés par des juges et des rabbins, qui présentent une longue ouverture dans le dos, ce qui fait qu’il présente quatre angles, deux devant et deux derrière. Certains disent qu’étant donné qu’il a une forme d’habit et non pas de taleth, on est dispensé d’y fixer des franges (Aroukh Ha-Choulhan 10, 15-19). D’autres disent qu’on est obligé. Mais si l’un des angles est arrondi, alors l’obligation s’annule (voir Michna Beroura 10, 36). Ainsi est la tradition, à savoir d’arrondir les angles de derrière.

Les couvertures rectangulaires dans lesquelles nous dormons aujourd’hui

Question : Pourquoi les couvertures sont dispensées des franges, alors qu’elles sont rectangulaires, et que l’on dort en s’en couvrant également dans la journée, temps où les franges sont obligatoires ?

Réponse : Ce qui définie le vêtement, c’est que l’homme s’en couvre pour circuler à l’intérieur ou à l’extérieur de chez lui. Par conséquent, les couvertures, même si on les porte aussi dans la journée, n’ont pas besoin de franges, puisque ce ne sont pas des vêtements (Mordekhi ; Choulhan Aroukh Orah Haïm 18, 2). Néanmoins, certains ont craint que les couvertures utilisées aussi dans la journée nécessitent des franges, ils ont donc fait attention d’en arrondir les angles, surtout si elles sont en laine (Maguen Abraham 18, 3 ; Choulhan Arouk Harav 5).

Néanmoins, la tradition consiste à ne pas y prêter attention, car principalement, la couverture n’est pas du point de vue halakhique un vêtement, donc elle en est exempte (Mor Ouktsiya, Echel Abraham Buczacz, Aroukh Ha-Choulhan 18, 8, Berith Kéhouna, Orah Haïm, système lettre צ, 14).

Il en est de même pour les couvertures dont on s’enroule parfois sur le canapé (plaid) qui sont exemptes de franges, car sa fonction première en fait une couverture, pas un vêtement.

Est-ce qu’un habit en synthétique doit porter des franges ?

Un vêtement en cuir est dispensé de franges, car il n’est pas composé de fils comme les autres vêtements en général, mais d’une seule surface (Choulhan Aroukh 10, 4 ; Levouch, Choulhan Aroukh Harav). Il en est de même pour une toile en nylon ou en plastique dans laquelle on confectionne des cirés pour protéger les ouvriers, puisqu’ils ne sont pas composés de fils.

Dans le prolongement de ce qui précède, certains disent qu’il en est de même pour un vêtement composé à partir de fils synthétiques (Igroth Moché Orah Haïm 2, 1). Mais de l’avis de la majorité des décisionnaires de la dernière période, ils doivent porter des franges, car il n’y a pas de différence entre un vêtement composé de fils naturels ou synthétiques, et du moment qu’il est tissé avec du fil, il doit porter des franges (Tsits Eliézer 12, 3).

Avec les années, les fils synthétiques se sont nettement perfectionnés. Avant, leur qualité était médiocre, et on ne les utilisait qu’en raison de leur faible coût. Ils ne tenaient pas chaud en hiver et faisaient transpirer en été. Entretemps, la qualité des fils synthétiques s’est améliorée merveilleusement. Aujourd’hui, on en fait des vêtements de haute qualité, et ils sont parfois considérés comme meilleurs que ceux que l’on prépare avec des fils naturels. C’est pourquoi il convient de prononcer la bénédiction sur un taleth composé de fils synthétiques (comme le Dri-FIT).


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