Cette semaine, a paru mon livre ‘Heftsé Qodech (Les Objets cultuels), dans la série Pniné Halakha. * Y sont exposées les lois des tsitsit, des téphilines, de la mézouza, du séfer-Torah, de l’écriture rituelle, de la construction de la synagogue et de l’honneur qui lui est dû, de la guéniza (dépôt d’écrits saints usés) et de la lecture de la Torah. * Les sujets abordés dans ce livre constituent la base de la vie religieuse, l’expression concrète du lien unissant l’homme – comme individu, comme famille et comme communauté – à son Créateur. * De plus, je me suis efforcé d’indiquer les principaux motifs de ces mitsvot, leur sens spirituel. * Avec cet ouvrage, je termine l’exposé, dans le cadre de Pniné Halakha, de toute la partie Ora‘h ‘Haïm du Choul‘han ‘Aroukh.
Pniné Halakha – Les Objets cultuels
Par la grâce de Dieu, mon livre ‘Heftsé Qodech (Les Objets cultuels) a paru cette semaine dans le cadre de la série Pniné Halakha. L’ouvrage traite des lois des tsitsit, des téphilines, de la mézouza, du séfer-Torah, de l’écriture des textes saints ; mais encore de la synagogue – sa construction et l’honneur qui lui est dû –, de la guéniza et de la lecture de la Torah. Puisque la présente rubrique a un caractère personnel, j’ai pensé qu’il convenait de partager avec les lecteurs certains passages de l’avant-propos du livre, accompagnés de quelques développements complémentaires. D’autant que, dans une certaine mesure, les lecteurs de Revivim sont, eux aussi, associés à cet ouvrage : nombre de sujets qui y sont élucidés ont été exposés dans cette même rubrique, et certaines réactions enrichissantes ont contribué à m’ouvrir de nouvelles perspectives, et à affiner ma rédaction.
Des Liqoutim aux ouvrages thématiques complets
Les thèmes traités dans Les Objets cultuels avaient déjà été abordés de façon succincte, avec d’autres sujets, dans les volumes I et II de Pniné Halakha, parus il y a plus de trente ans, en 5753-5754 (1993-1994). Ces ouvrages constituaient une adaptation écrite des chroniques radiophoniques diffusées sur Aroutz 7. Avec le temps, j’ai commencé à rédiger la série Pniné Halakha comme une œuvre halakhique systématique, indépendante de mon émission de radio, afin que chaque sujet y fût exposé de manière complète. Quant aux halakhot publiées initialement à partir des chroniques radiophoniques, j’espérais les retravailler au fil des années, et les intégrer au sein d’ouvrages structurés. En pratique, la majeure partie des halakhot qui figuraient jusqu’à présent dans le premier recueil de Pniné Halakha (Liqoutim I) sont désormais incluses dans Les objets cultuels. Des recueils initiaux, il ne reste donc plus que le second volume de Liqoutim. Il convient également de signaler, en exprimant ma reconnaissance envers l’Éternel pour son aide, qu’avec l’achèvement de ce livre, j’ai terminé d’intégrer au sein de Pniné Halakha l’ensemble des sujets relevant de la section Ora‘h ‘Haïm du Choul‘han ‘Aroukh.
Les sujets traités dans l’ouvrage
Les thèmes exposés dans Les Objets cultuels constituent la base même de la vie religieuse, l’expression concrète du lien unissant l’homme – comme individu, comme famille et comme communauté – à son Créateur. En raison de leur importance, de leur sainteté et de leur présence constante dans la vie quotidienne, les règles, discussions et coutumes propres aux différentes communautés sont nombreuses, en ces domaines. Fidèle à la méthode suivie jusqu’ici dans Pniné Halakha, je me suis efforcé d’exposer ces halakhot en allant du général au particulier, jusqu’à l’application pratique, en incluant les coutumes et décisions propres aux diverses communautés d’Israël. En outre, je me suis efforcé de faire sentir les motifs principaux de ces lois, leur signification spirituelle.
Certaines de ces règles intéressent plus particulièrement les sofrim (scribes de textes saints) et les fabricants de téphilines. Je ne me suis donc pas étendu sur tous les détails, nécessaires aux seuls professionnels, mais me suis attaché à exposer, avec minutie et de manière assez développée, les fondements halakhiques nécessaires à tout Juif ; ce, au titre de la mitsva d’étude et de connaissance toraniques incombant à chacun.
Les notes
En règle générale, les notes ont pour fonction d’exposer brièvement les sources, les opinions et les fondements sur lesquels repose la décision halakhique. Il m’est cependant arrivé d’y développer davantage certains points, afin d’aider les étudiants à embrasser des questions fondamentales, longues et complexes, en une langue concise et claire. Le principe de nos Sages, qui veut « que toujours on enseigne à son disciple de manière concise » (Pessa‘him 3b), est constamment demeuré présent à mon esprit. De sorte que ceux qui voudront acquérir une vue d’ensemble de la halakha pratique, avec des notions générales sur les raisonnements en présence et les motifs des diverses règles, pourront se contenter d’étudier le corps de texte, sans les notes. Ceux qui, en revanche, désirent approfondir les différents thèmes étudieront également les notes, et pourront néanmoins, en un temps relativement bref, acquérir une connaissance assez approfondie de toutes ces halakhot.
Méthode de travail
Comme pour tous les ouvrages de la série, j’ai retravaillé ces halakhot sans relâche, des dizaines de fois, pour arriver à la version définitive imprimée. Dans les volumes récents, les membres du Makhon Har Brakha participent à l’analyse de l’ensemble des questions étudiées. Je commence par rédiger les halakhot, les principales sources et les grandes lignes des notes, en indiquant les raisonnements essentiels qui restent à approfondir ou à consolider. Je note également ceux des sujets pour lesquels il conviendra d’évaluer le poids respectif des décisionnaires soutenant chaque position.
Je reçois ensuite une synthèse des thèmes abordés, répondant aux questions que j’avais soulevées, accompagnée de propositions de recherches complémentaires, nécessaires à l’achèvement du sujet. Je reprends alors l’analyse et la rédaction des halakhot et des notes ; j’affine la décision halakhique, tout en en discutant avec les membres du Makhon et en recevant d’eux de nouvelles suggestions, relatives aux halakhot et aux thèses développées, principalement en ce qui concerne les notes.
Dans la dernière étape, je retravaille encore et encore la formulation, tout en prêtant attention aux sujets nécessitant un nouvel approfondissement. Je les réétudie alors, seul ou avec le concours des membres du Makhon. Enfin, ces derniers procèdent à une ultime relecture annotée ; j’accepte ou rejette leurs corrections et propositions, puis je relis plusieurs fois chaque chapitre, tandis que ceux qui ont travaillé sur tel sujet vérifient à leur tour que mes dernières corrections ont effectivement amélioré le texte, et non l’inverse.
Le Makhon Har Brakha
Ces dernières années, le Makhon (Institut d’Étude) de Har Brakha a grandi, en sagesse comme en nombre, et ma collaboration avec ses membres s’est approfondie. Les membres du Makhon étudient les différents sujets de recherche avec minutie, en examinant l’ensemble des opinions des Richonim et des A’haronim, relatives à chaque sujet.
Par le travail commun et la confrontation des idées, ils tirent au clair les raisonnements en présence, et mettent au jour avec exactitude les différentes positions. Grâce à leur recherche, je puis, en un temps relativement bref, acquérir une vue d’ensemble des diverses opinions, savoir dans quel sens penche la majorité des décisionnaires, dans les différentes communautés d’Israël et parmi le peuple juif en général ; puis, en fonction de cela, je peux rédiger la halakha pratique d’une manière plus riche et plus précise. À cela s’ajoute l’aide considérable que m’apportent les relectures et les suggestions de formulation. Celles-ci élèvent encore le niveau de clarté et de précision dans l’exposé des halakhot, des raisonnements et des idées.
C’est précisément parce que cet ouvrage traite de sujets halakhiques constamment présents dans la vie quotidienne que les commentaires et opinions y sont très nombreux. Le défi, pour les membres du Makhon, était donc d’autant plus grand : couvrir l’ensemble de ce que les Richonim et les A‘haronim ont écrit, dans leurs commentaires de la Guémara et du Choul‘han ‘Aroukh, ainsi que dans leurs responsa.
La maison d’étude et les différentes communautés
La communauté d’étude de Har Brakha, qui comprend la yéchiva, le Makhon et les habitants du village, a la chance de rassembler des érudits de différentes origines au sein du monde juif. Le livre gagne ainsi en richesse et en précision dans la présentation des coutumes propres à chacun. Puisque les halakhot exposées dans cet ouvrage sont d’application quotidienne, il est naturel que, des décennies durant, les habitants de notre village et les étudiants de la yéchiva m’aient posé de nombreuses questions. Au fil des réponses pratiques que je leur apportais, s’est progressivement dégagé le juste équilibre décisionnel. Ce faisant, j’ai appris ce qu’il convenait d’expliquer dans un ouvrage halakhique destiné au grand public. S’est ainsi réalisée en moi la parole des Sages : « J’ai davantage appris de mes élèves que de tout autre. » (Ta‘anit 7a)
Remerciements aux membres du Makhon
C’est pour moi un privilège que de remercier ceux qui se sont étroitement associés à l’étude des sujets traités dans cet ouvrage, et à sa rédaction : le Rav Maor Cayam, directeur du Makhon Har Brakha, qui m’accompagne depuis de nombreuses années dans toute cette étude, et qui, par son talent et son assiduité, contribue à l’approfondissement des sujets étudiés. Il se réjouit de mes explications et innovations, tout en les soumettant à une critique rigoureuse, et conduit avec maîtrise le travail collectif des membres du Makhon, afin que tout soit limpide, comme il se doit.
Je remercie également les rabbins du Makhon Har Brakha, remarquables par leur talent et leur sagesse, pour leur aide dans l’analyse des sujets étudiés, l’examen des différentes opinions, ainsi que pour leurs remarques. Saluons notamment le Rav Ephraïm Shahor, qui, grâce à l’étendue de sa réflexion, a examiné d’importantes questions et dirigé une partie des recherches menées par les jeunes rabbins ; le Rav Yaïr Weitz, qui, par sa grande assiduité, a continué, pendant sa longue période de réserve militaire elle-même, à approfondir son étude et à affiner les notions, comme s’il se trouvait au beit-hamidrach ; le Rav Ouri Sharel, qui, par sa finesse d’analyse, examine avec précision les différentes opinions en présence, et relève la moindre erreur ; le Rav David Pomerantz, qui, avec sagesse et méthode, ordonnance les différentes approches.
Saluons encore le Rav Noam Bernfeld, qui, outre l’étude assidue des sujets au programme, supervise avec sérieux la mise en ligne des synthèses rédigées par les rabbins de l’institut ; le Rav Elad Bernstein, qui, avec érudition et enthousiasme, découvre des trésors cachés dans les textes étudiés ; mon gendre, le Rav Avishaï Lax, qui nous a rejoints au cours de la rédaction de cet ouvrage et qui, grâce à sa vision d’ensemble et à sa pondération, élucide les notions en présence jusqu’à la halakha pratique ; ainsi que le Rav Yonadav Zar, qui, avec grand talent, accompagne depuis plusieurs décennies la rédaction de Pniné Halakha, tant dans l’étude des sujets exposés – notamment ceux touchant au calcul et à la géométrie – que dans le travail de formulation et de précision grammaticale.
De même, je tiens à remercier mon ami de longue date, l’éminent érudit Rav Zeev Sultanowitz chlita, qui a, lui aussi, examiné avec moi de nombreuses questions traitées dans ce livre.
Élèves de la yéchiva et habitants du village
Les élèves de la yéchiva de Har Brakha, ainsi qu’un grand nombre d’habitants du village, sont eux aussi associés à cet ouvrage. Dans le cadre des cours donnés à la yéchiva et dans le village, j’ai enseigné tous les sujets abordés au sein de ce livre, et associé les étudiants aux questions et aux éclaircissements qui apparaissaient. Leurs questions et leurs suggestions m’ont donné matière à réflexion.
Une mention spéciale revient au sofer (scribe) expérimenté Rav Ouriel Cohen, qui m’a fait bénéficier de sa grande expérience dans l’écriture des textes saints et la confection des téphilines ; ainsi qu’au sofer Rav Netanel Tsadok, spécialiste des lois et coutumes yéménites.
Des rabbins membres du Makhon donnent également des cours réguliers, dans le village et à la yéchiva, autour des sujets que nous étudions. Là encore, les notions se clarifient, s’affinent, et de nouvelles idées et interrogations me parviennent. Ainsi, j’ai l’avantage d’avoir vu examiner les thèmes dont traite ce livre, maintes fois, dans plusieurs cadres d’étude. Le cours destiné aux femmes apporte, lui aussi, sa contribution, grâce à des questions et à des suggestions enrichissantes. Il est même arrivé que des femmes me rappellent un raisonnement important que j’avais formulé, il y a une vingtaine d’années, au sujet des lois de la guéniza.
Expressions de gratitude
J’exprime ma profonde gratitude à mon père et maître, le Rav Zalman Baroukh Melamed chlita, directeur spirituel de la yéchiva de Béthel, ainsi qu’à ma mère et préceptrice, la Rabbanite Choulamit : d’eux proviennent tous les fondements de ma Torah et de ma vision du monde. Dans les sujets traités ici, la tradition occupe une place particulièrement saillante ; j’espère qu’un peu de l’atmosphère de sainteté, de crainte révérentielle et d’amour que j’ai reçue de mon père, dans mon enfance, souffle entre les pages de cet ouvrage. De même, je remercie tout spécialement ma chère épouse Inbal, qui, parallèlement au dévouement avec lequel elle veille sur notre grande famille et mène son activité éducative au sein de la communauté, met en exergue l’engagement pour le rayonnement de la Torah, pour ma propre réussite dans l’étude, et pour la création de conditions favorables à l’écriture de ces ouvrages, pour le mérite du grand nombre. Puissions-nous voir tous nos enfants, nos gendres, nos belles-filles et nos petits-enfants, s’élever dans l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot, fonder de belles et rayonnantes familles, et répandre vérité, bienfaisance et paix à jamais.
Remercions également tous ceux qui œuvrent à cette tâche sacrée qu’est l’édification de la yéchiva et la publication de nos livres : R. Ya‘aqov Weinberger, directeur général de la yéchiva, qui est, lui aussi, pleinement associé aux idées élaborées dans ces ouvrages ; ainsi que Yoni Buzaglo, responsable de la publication et de la diffusion des livres, qui veille, lui aussi, à participer régulièrement à nos cours.
Je remercie également toutes les autres personnes, chères et dévouées, qui œuvrent à la diffusion de la Torah, et grâce auxquelles ces ouvrages sont mis en ligne et accessibles sur les différentes applications, pour le bien du public.
Veuille l’Éternel accorder discernement et force à tous ceux qui prêtent leur concours à cette œuvre, afin qu’ils réussissent dans leur tâche ; puissent-ils fonder de magnifiques familles, et que l’Éternel exauce, pour le bien, toutes les aspirations de leur cœur.
Les justes qui associent Torah et armée
Nous sommes encore plongés dans une guerre difficile contre nos ennemis, et nombre des élèves et des anciens élèves de notre yéchiva combattent au front, dans le cadre du service régulier ou de leurs périodes de réserve. Pourtant, lorsqu’ils reviennent à la yéchiva, ils étudient avec ardeur et enthousiasme, apportant même leur contribution à l’approfondissement des sujets traités dans cet ouvrage.
Puisse le mérite de l’étude de la Torah protéger tout Israël et nos saints soldats, afin qu’ils l’emportent sur nos ennemis et affermissent la restauration d’Israël, sur sa terre et en son État.
Traduction : Jean-David Hamou



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